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Ce blog : « Ségolène et Monde en Développement » a pour objectif essentiel de repenser les relations entre la France et le monde en développement dans ses multiples facettes.

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Ce blog est conçu comme un lieu de débat et d’échange dans le cadre du comité de Paris de soutien à Ségolène ROYAL pour la Présidentielle 2007. Nous souhaitons recueillir et partager vos idées, vos conseils et vos convictions

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Vendredi 27 avril 2007
Par Hussein NABRI - Publié dans : segmond500
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Vendredi 27 avril 2007

PARIS - A dix jours du second tour de la présidentielle française qui l’opposera à Nicolas Sarkozy, la socialiste Ségolène Royal est montée jeudi en première ligne pour tenter de convaincre les électeurs du centriste François Bayrou dont elle a plus particulièrement besoin. Les équipes de Mme Royal et M. Bayrou, fort de ses 6,8 millions de voix du 1er tour, s’étaient mis d’accord jeudi pour la tenue d’un débat télévisé samedi matin, retransmis par les chaînes privées i-télé et Canal+, ainsi que par la radio publique France Inter.

Toutefois, Canal+ a assuré en soirée qu’elle n’organiserait pas ce débat en raison des règles d’égalité édictées par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Mme Royal se retrouverait dans ce cas avantagée par rapport à M. Sarkozy. Un autre débat télévisé, qui pourrait être décisif, est prévu le 2 mai au soir entre M. Sarkozy et Mme Royal.

 

 

 

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Vendredi 27 avril 2007

Ce que propose Ségolène Royal
Pour rendre l'ordre du monde plus juste

Petits rappels sur l'expérience internationale de M. Sarkozy :
Sur l'Europe, Nicolas Sarkozy propose de faire adopter un traité constitutionnel similaire à celui refusé par les Français en 2005 par voie parlementaire, sans consulter les Français.
Aux Etats-Unis, en septembre 2006, Nicolas Sarkozy regrette "l'arrogance de la France" à propos de l'opposition du Président de la République à l'intervention en Irak.
En Espagne, Nicolas Sarkozy a ouvertement critiqué la politique d'immigration de José Luis Zapatero en septembre 2006 qui lui a répondu : « Nous n'avons aucune leçon à recevoir. Ce que veut dire le ministre français de l'intérieur ne tient pas quand nous avons vu ce qui s'est passé dans les banlieues de Paris ».
Sur l'Afrique, Nicolas Sarkozy n'hésite pas à prendre conseil auprès d'Omar Bongo, dictateur au Gabon. « Il est venu écouter les conseils du vieux sage ». Les images de leur entrevue n'ont jamais été diffusées sur les télévisions françaises : http://www.dailymotion.com/video/x1im7c_sarkozy-et-bongo
Sur le Proche Orient, lors d'une émission, Nicolas Sarkozy ne sait pas si Al-Qaeda sont des chiites ou des sunnites. Il ajoute qu'il ne faut pas réduire le débat à l'appartenance « à une ethnie ». Ecouter : http://www.marianne2007.info/index.php/46193/?preaction=podcast
En Italie, Gianfranco Fini, anciennement MSI (parti fasciste italien), a préfacé le livre de Nicolas Sarkozy. Il est « l'un des hommes politique italiens les plus talentueux, un homme de grand talent » d'après Nicolas Sarkozy qui a reçu cette semaine le soutien de Silvio Berlusconi.

Ce que propose Ségolène Royal
Pour rendre l'ordre du monde plus juste

Pour un nouveau souffle européen :
• Construire une Europe plus protectrice, mettre en place rapidement des politiques communes ambitieuses sur la Recherche, l'énergie ou l'environnement. Préserver, par une directive-cadre le développement de services publics de qualité.
• Inscrire dans les statuts de la Banque Centrale Européenne l'objectif de croissance-emploi, créer un gouvernement de la zone Euro.
• Améliorer le niveau de vie et la protection sociale grâce à un protocole social.
• Négocier un traité institutionnel soumis à référendum en 2009
• Doter notre défense nationale de moyens à la hauteur des risques nouveaux auxquels nous sommes confrontés. Notre capacité de dissuasion nucléaire doit être préservée.
• Inscrire notre effort de défense dans une politique européenne de sécurité. L'objectif est à la fois de renforcer notre sécurité et de rationaliser nos dépenses.

Pour la paix dans le monde :
• Maîtriser la mondialisation en œuvrant à une plus grande transparence et efficacité des instruments de régulation : introduire à l'OMC une hiérarchie des normes qui équilibre les mesures de nature commerciale par le respect des normes sociales et environnementales ; réformer profondément le FMI et la Banque mondiale pour en faire des instruments au service du développement humain ; mettre en place une taxe sur les flux financiers de type Tobin.
• Réviser notre politique d'aide au développement, passer à un véritable co-développement en favorisant les projets concrets associant directement les bénéficiaires.
• Lancer avec nos partenaires européens une initiative pour une Conférence internationale de paix et de sécurité au Proche Orient

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Jeudi 26 avril 2007

En marge de la crise au Darfour, Ségolène Royal a récemment indiqué ne pas exclure un boycott des JO 2008, afin de protester contre l'attitude de Pékin, qui soutient le gouvernement soudanais. La Chine a bien entendu vivement réagi. La candidate socialiste à la présidentielle a beau avoir fait le voyage jusqu'à la Grande Muraille en janvier, elle n'en est pas pour autant prête à tout tolérer de la part de la Chine. Ainsi, face à l'un des sujets les plus dramatiques de l'actualité, la crise au Darfour, Ségolène Royal a clairement mise en cause l'attitude de Pékin, qui devant le Conseil de l'ONU soutient ou tout du moins couvre le régime de Khartoum. Ce dernier est pourtant responsable du drame humanitaire qui touche la population noire du Soudan, avec 200 000 morts et 2 millions de déplacés depuis 4 ans que dure la guerre civile.
"On sait que la Chine est un acteur important dans cette partie du monde. Je pense qu'il faut qu'il y ait des menaces de sanctions très fermes" a t-elle indiqué mercredi sur France 2, tout en évoquant la possibilité de boycotter les prochains Jeux Olympiques qui auront lieu à Pékin : "je ne l'exclus pas, parce qu'à un moment, lorsqu'il y a une telle inaction, une telle inertie, il faut que tous les moyens soient utilisés pour que ça bouge."

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Jeudi 26 avril 2007

« Ségolène Royal est dans une démarche de rassemblement au deuxième tour de l’élection présidentielle sur la base de son Pacte présidentiel et des propositions qu’elle formule. Ségolène Royal a constaté un certain nombre de convergences sur les problèmes essentiels d’organisation de notre société ; la conception de la République, quelle République voulons-nous ; un Etat impartial sur, on pourrait dire, l’absence de tensions ou la volonté d’absence de tensions dans les villes et dans les quartiers ; sur les politiques éducative et écologique ; tout ça, elle a constaté ces convergences avec le programme de François Bayrou. Elle a proposé – c’est tout à fait normal dans la clarté d’une combinaison – un dialogue public à François Bayrou pour éclaircir un certain nombre d’éléments. »

« Elle ne fait pas de concessions. C’est une démarche qu’imposent, on pourrait dire, les institutions de la 5ème République. Au premier tour, on rassemble son camp et, au deuxième tour, on essaye de rassembler plus de 50 % des Français. Elle a déjà rassemblé la gauche et l’extrême gauche, les écologistes, il est normal de se tourner ensuite vers celui qui a défendu une conception de la République assez proche de la sienne. Je voudrais indiquer la dureté des propos de François Bayrou à l’endroit de Nicolas Sarkozy, il l’a comparé à Berlusconi, et je pense que c’est assez juste. »

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Jeudi 26 avril 2007

Lors de son premier meeting d’avant le second tour, lundi soir à Valence (Drôme), la candidate de la gauche a lancé un appel à la mobilisation sur le socle des valeurs du pacte présidentiel.

« Une campagne présidentielle n’est pas une union arithmétique, mais une dynamique, ce n’est pas une addition mais un souffle », a lancé, lundi soir à Valence (Drôme) devant cinq mille personnes Ségolène Royal, lors de son premier meeting d’avant le second tour. Elle a remercié les neuf millions d’électeurs qui lui ont fait confiance dès dimanche dernier, et de saluer « l’appel sans faille et sans exception » en sa faveur de tous les candidats de gauche et écologistes du premier tour, la candidate a lancé un appel « à la mobilisation dans chaque rue, chaque quartier, chaque maison » pour porter « cet espoir de réconciliation, cette France rassemblée ». Selon elle, ce rassemble- ment est d’autant plus pos- sible, qu’elle affirme « sa fidélité aux valeurs de gauche » qui « constituent son socle », face « aux vieilles recettes qui ont fait leur temps, les recettes libérales ou ultralibérales qui ont montré leur inefficacité ». Et de faire gronder l’assistance en évoquant le soutien de l’ex-premier ministre italien Silvio Berlusconi à Nicolas Sarkozy. « On sait à quel modèle d’Europe cela correspond », a ironisé Ségolène Royal, parlant « d’Europe ultralibérale qui délocalise », et qui fonctionne sur le mode du « tout marché ». Une Europe à laquelle elle oppose celle « du dépassement du clivage entre les oui et les non du référendum français ». Dans son discours assez court, elle a aussi plusieurs fois dénoncé « le système actuel dont les Français, selon elle, ne veulent plus, n’en peuvent plus ». « Un système verrouillé par un seul clan, un seul parti », « un système qui croit pouvoir aller de l’avant en précarisant et en baissant les salaires ».... Une insistance qui visait d’évidence à capter l’attention et les voix qui se sont portées sur François Bayrou avec la conviction de l’efficacité électorale contre Sarkozy. Avant d’entrer dans la salle, la candidate avait confirmé à la presse les propos tenus quelques minutes auparavant à Paris par son directeur de campagne Jean-Louis Bianco. Celui-ci avait déclaré que Ségolène Royal « tendait la main à François Bayrou et à ses électeurs ». La candidate a précisé qu’elle était en effet disponible en ce sens « pour un débat ouvert, public et transparent » autour des « valeurs du pacte présidentiel ». Pas question « de petits arrangements entre amis, de négociations d’arrière-boutiques, d’échanges ». À Valence, la candidate a insisté sur « la société du pleinemploi ». « Ce défi, c’est celui de la France qui va gagner cette bataille. » Et de redonner son credo : « En distribuant du pouvoir d’achat, notamment pour les bas et moyens salaires, sans peser sur les entreprises de main-d’oeuvre pour lesquelles les aides seront modulées, c’est comme cela que l’on défend la valeur travail » et non en proposant des heures supplémentaires « au détriment du plus grand nombre », comme la droite l’affirme. Ségolène Royal l’a répété : son objectif est la croissance. Selon elle, cela passe par la réconciliation entre l’efficacité des entreprises qui respectent les salariés, qui créent des emplois et innovent, et le développement d’un dialogue social moderne, permettant des compromis sociaux, assorti d’une sécurité sociale professionnelle. « C’est une dynamique, c’est un souffle que nous devons porter. J’en ai le courage, j’en ai la volonté, j’en ai l’exigence. » Dominique Bègles L'humanité

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Jeudi 26 avril 2007

PARIS (Reuters) - Le débat proposé par Ségolène Royal à François Bayrou pour clarifier leurs points de convergence et de divergence aura lieu samedi sur les chaînes du groupe Canal+, annonce Jean-Louis Bianco, co-directeur de campagne de la candidate socialiste. "Il y a un accord avec les chaînes de télévision et le candidat centriste", a-t-il déclaré à la presse au QG de campagne de Ségolène Royal.

Cette rencontre d'une heure sera retransmise en direct et en clair à partir de 11h00 sur Canal+ et sa chaîne d'information en continu i-Télévision. L'enregistrement de l'émission sera mis ensuite à disposition des chaînes de télévision qui le souhaiteront.

Les quelque sept milliers d'électeurs qui ont voté pour le candidat centriste dimanche pourraient faire pencher la balance à gauche ou à droite lors du second tour du 6 mai. Le débat devait être animé par deux modérateurs dont Michel Denisot, présentateur du Grand journal diffusé le soir sur Canal+.

L'équipe de campagne de Ségolène Royal a d'ores et déjà déclaré que les règles d'égalité de temps de parole seraient respectées. "On avait dit : il y a aura un débat public et pas de tractations de couloir", s'est félicité François Rebsamen, l'autre directeur de campagne de Ségolène Royal.

Il a évoqué la possibilité d'inviter des journalistes de la presse quotidienne régionale intéressés par le débat. Il avait été évoqué un moment la possibilité d'organiser un débat entre Ségolène Royal et François Bayrou à l'occasion d'un forum organisé vendredi par la presse quotidienne régionale où doivent être successivement auditionnés Nicolas Sarkozy à 09h00 et Ségolène Royal à 11h00.

La candidate socialiste a accusé jeudi matin Nicolas Sarkozy d'avoir fait pression sur le Syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR) pour empêcher la participation de François Bayrou à ce débat. "En France, la presse est libre, sauf lorsqu'elle subit quelques pressions, ce qui est dommageable", a déclaré la candidate socialiste en marge d'un déplacement à Paris. "Ce n'est pas le président (du syndicat) de la presse quotidienne régionale qui a été reçu, paraît-il, par Nicolas Sarkozy, qui va empêcher le moindre débat", avait-elle ajouté.

Jean-Louis Bianco a estimé que le SPQR avait manqué une "occasion historique". Source: Reuters

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Jeudi 26 avril 2007

Citoyennes, Citoyens,

Comme chacun de vous je serai amené à faire un choix crucial dans dix jours, quand viendra le deuxième tour de l'élection présidentielle. Comme a su le prouver en son temps Pierre Mendès-France, faire de la politique c'est aspirer à gouverner et c'est donc choisir. C'est pourquoi je ne voterai ni blanc ni ne m'abstiendrai. J'ai attendu, comme tous les autres candidats démocrates aux législatives, que François Bayrou se prononce sur le second tour des présidentielles (cf. la vidéo sur ce blog) pour me prononcer moi-même, ce qui était bien normal. En pleine cohérence avec son attitude durant la campagne, F. Bayrou a refusé de donner une consigne de vote, tout en présentant les solides arguments de son refus de soutenir l'un(e) ou l'autre des deux candidats. Vouloir une démocratie adulte implique de laisser chaque citoyen(ne) se déterminer en son âme et conscience, pour le bien du pays. Ce refus de donner une quelconque consigne et cette liberté de conscience s'applique également à chacun et chacune des candidat(e)s locaux du nouveau Parti démocrate, notamment celles et ceux qui auront l'honneur de défendre ses idées lors des prochaines élections législatives.

Il appartient donc à chacun(e) de se prononcer, selon sa sensibilité propre et son jugement. Ce qui implique l'acceptation de la diversité des opinions au sein du Parti démocrate, étant bien précisé que ce choix n'engage chaque fois que l'individu qui décide d'en faire état publiquement. Comme l'a dit auparavant F. Bayrou, un parti où tout le monde devrait penser la même chose serait un parti où l'on n'aurait renoncé à penser. Je déclare donc, face aux électeurs, qu'après mûre réflexion j'ai décidé de voter pour Ségolène Royal. Je ne peux en effet cautionner la conception de la démocratie qui risquerait de triompher si Nicolas Sarkozy l'emportait.

Une authentique démocratie ne saurait exister dans un système où tous les pouvoirs continueraient à être centralisés dans les mains d'un seul homme, sans le moindre contrôle véritable, sans de vrais contre-pouvoirs. Or, j'estime que Nicolas Sarkozy, dont les penchants autoritaires et le manque de contrôle de soi sont avérés, n'a aucune intention de modifier le système de monarchie républicaine actuel, bien au contraire. Entre ses mains il est à craindre que l'Etat perde encore un peu plus de son prestige et de son impartialité pour être mis au service d'un clan. Nul ne peut prendre ainsi au sérieux sa promesse, surgie en toute fin de campagne, d'introduire une dose réelle de proportionnelle pour l'élection des députés : dans ses moments les plus lyriques, son lieutenant Brice Hortefeux a évoqué un maximum de 60 sièges (sur 577) selon ce mode de scrutin ! Et je ne veux pas que la démagogie et le populisme le plus cynique deviennent les modes de gouvernement habituels en France. A l'heure où une certaine droite française (mais aussi européenne) relève de plus en plus impunément le museau (qu'elle a fort sale), la récupération des thèmes lepénistes (dans un bel emballage marketing) ne saurait être tolérée. Et qu'on n'aille pas évoquer l'affaiblissement du FN pour vanter les mérites de cet abaissement intellectuel et moral de la politique : car cela revient simplement à disséminer dans le corps social le foyer de l'infection. La modernité ne doit pas passer par le reniement des conquêtes de l'esprit sur la bêtise ordinaire (qui n'attend que des circonstances favorables pour devenir criminelle).

Enfin, si je suis au Parti démocrate, c'est que je ne me résous pas à ce qu'un capitalisme financier absolutisé (et mensongèrement assimilé au libéralisme dans son ensemble) détruise l'égalité minimale qui seule permet l'existence effective d'une citoyenneté. Là où un citoyen a virtuellement les moyens économiques (même inutilisés !) de décider du destin de ses co-citoyens, ceux-ci ne sont plus effectivement libres, puisque privés d'autonomie. Et la République ne peut y survivre (cf. Platon, dans "Les Lois". Oui, je sais, mes références sont parfois un peu vieillottes; mais c'est que je n'ai pas encore eu le temps de lire le dernier ouvrage de Doc Gynéco : à chacun ses lacunes...). Le régime où domine le pouvoir du riche (ploutos), c'est la "ploutocratie". Un exemple récent et proche a existé, celui du multi-milliardaire Sylvio Berlusconi en Italie. Quelle fut l'une des mesures-phares de Berlusconi ? La suppression de tout impôt sur la succession (à commencer pour ses propres enfants, bien entendu...) Et que propose Sarkozy ? La même chose (pour 95% des successions exactement) ! Ainsi les riches deviendront de plus en plus riches et les très riches le deviendront immensément plus. Il ne restera plus qu'a dynamiter les dispositifs tels que la carte scolaire ou le système d'aide au logement social (dont sa ville, Neuilly, s'est bien sûr préservée, en piétinant la loi SRU de 1991) et l'apartheid social sera réalisé dans les faits ! Peu importe la criminalité et l'hyper-violence qui se développera alors dans nos villes : la peur rendra docile la population qui réclamera toujours plus d'ordre brutal et arbitraire. Quant aux (vraiment) riches (une infime minorité) ils pourront se payer des espaces privatisés à l'abri de la violence avec des polices privées (car, contrairement à ce qu'on croit, les études de sociologie urbaine montrent que les ghettos qui croissent le plus vite sont des ghettos de riches). Je pourrai encore citer la prime au communautarisme et la volonté déclarée de dynamiter la loi de 1905 fondatrice de la laïcité...

Quant au soi-disant modernisme économique de Sarkozy il y a de quoi en sourire. Comme Chirac, Sarkozy conçoit avant tout l'économie comme le moyen de reproduction de quelques classes sociales qui n'ont aucune envie d'affronter véritablement la concurrence méritocratique. J'ai déjà parlé de la suppression des droits sur héritage et de la carte scolaire. Il faudrait sans doute bien des pages pour exposer le capitalisme de coquins et de copains que Sarkozy veut faire passer pour une économie de marché moderne : on est à vrai dire plus proche du capitalisme à la Napoléon III où les relations incestueuses entre l'Etat et quelques "initiés" remplacent toute saine concurrence (F. Bayrou en a déjà dit long sur la fascination douteuse de Nicolas Sarkozy pour ces cercles de néo-féodaux). Comme à notre âge médiatique le culot paie toujours, il suffira d'exhiber quelques réussites d'individus méritants et de voeux pieux pour les PME-PMI qui souffrent et le tour sera joué. Au passage cela fera diversion sur le bradage des biens stratégiques de la Nation : où en est le projet de Sarkozy de mettre le destin de Gaz de France entre les mains du pouvoir algérien via un mariage forcé (!) avec la compagnie d'Etat de l'énergie de ce pays ?!! Mais c'est aussi pour des raisons positives que je voterai pour Ségolène Royal.

Tout d'abord parce que l'on peut la créditer d'un désir nettement plus sincère de coopérer avec un Centre vraiment indépendant, d'une part parce qu'elle en a vraiment besoin politiquement, d'autre part parce qu'elle a intérêt à ne pas se retrouver en tête-à-tête avec les "éléphants" du PS (tandis que N. Sarkozy a seulement le projet de vider le Centre de toute substance pour le réduire à une brigade de supplétifs). Et on ne peut pas contester l'importance des pas qu'elle a faits récemment en notre direction. Ensuite parce que j'ai l'intime conviction (et je l'assume !) qu'un rapprochement des démocrates avec les sociaux-démocrates du PS est la meilleure façon de transformer, sur la durée, l'essai du 22 avril et de changer durablement la politique en France, en faisant du Parti démocrate le pôle d'une très grande force progressiste, moderniste, indépendante et européenne. J'ai bien dit "socio-démocrates" (et pas le PS en général et en bloc) ainsi que "indépendante". Même s'il l'a dit un peu trop tard et/ou trop tôt dans la campagne, Michel Rocard a objectivement raison de prôner ce rapprochement dont la France a un besoin vital et qui vient d'être réalisé en Italie entre les sociaux démocrates et les centristes de la "Marguerite". Il serait évidemment progressif. Mais il implique certains gestes symboliques. Voilà donc pourquoi je déclare, à ma modeste échelle individuelle, mon vote pour Ségolène Royal.

Aux éventuels donneurs de leçons de réalisme politique je précise que je n'ai rien d'un "idiot utile" qui agirait par pur idéalisme. J'estime au contraire faire preuve de réalisme à moyen et long terme, en pensant d'abord à l'intérêt de mon pays.

Cette déclaration n'engage que moi. Mais elle m'engage réellement, en tant que centriste fier d'appartenir à cette nouvelle famille tolérante et plurielle qu'est le Parti démocrate. Salutations démocrates.

Thomas MARCY Source : http://udf76.typepad.fr/thomasmarcy/2007/04/pourquoi_je_vot.html

Par Hussein NABRI - Publié dans : segmond500
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Mercredi 25 avril 2007

Ségolène Royal a tendu la main à François Bayrou, dont les électeurs départageront le 6 mai la candidate socialiste et son adversaire Nicolas Sarkozy, en l'appelant lundi soir à Valence à participer à "un débat ouvert et public" sur ses propositions présidentielles. Mme Royal a pris cette initiative alors que des divisions se font jour au Parti socialiste sur la stratégie à suivre pour rassembler la gauche et l'électorat modéré, et gagner au 2e tour de la présidentielle. Certains estiment qu'"il faut parler à François Bayrou", qualifié encore la semaine dernière par les socialistes d'"homme de droite", d'autres, comme le premier secrétaire François Hollande et Laurent Fabius, que c'est au leader centriste de se déterminer à l'égard du "pacte présidentiel" de la candidate socialiste. François Bayrou, que Ségolène Royal a dit devant les journalistes avoir prévenu par téléphone de la démarche qu'elle engage, s'est refusé à tout commentaire d'ici mercredi, jour où il doit tenir une conférence de presse.

La candidate socialiste s'est dite devant la presse "disponible pour parler de l'avenir de la France avec ceux qui pendant toute cette campagne ont souhaité le changement et la rénovation politique". "C'est pourquoi je propose un dialogue public sur la base du pacte présidentiel portant sur la rénovation de la République, l'Etat impartial, le refus des tensions, l'appel au peuple francais pour la relance de l'Europe, les priorités éducative et écologique", a-t-elle ajouté. Ce débat doit se dérouler "en toute clarté, en toute transparence et devant tout le monde", a insisté la candidate. "Pour l'instant, ce n'est pas une alliance", a-t-elle précisé, présentant son initiative comme "un appel au-delà de la gauche à tous ceux qui ont dénoncé le système sortant". L'ancien ministre PS Bernard Kouchner s'est félicité du geste de Mme Royal. "Je ne sais pas ce que cela donnera mais voilà un geste que nous attendions. La porte s'ouvre. Maintenant, c'est à François Bayrou de ne pas la refermer", a-t-il dit.

Selon un proche de Ségolène Royal, "il y a un débat au sein du PS et de l'équipe de la candidate" pour savoir s'il faut parler seulement aux électeurs de Bayrou ou à Bayrou lui-même. Le député PS Pascal Terrasse s'est rangé dans le deuxième camp. "Le centre doit pouvoir être dans une forme de coalition. Des ministres UDF pourraient participer dans un gouvernement d'ouverture", a-t-il déclaré, précisant que "beaucoup de (ses) collègues partagent (son) avis". Le premier secrétaire du PS François Hollande n'a pas repris à son compte l'offre de Mme Royal. Invité sur TF1 à réagir aux déclarations de la candidate, M. Hollande a demandé à M. Bayrou de "faire son choix", et a appelé les électeurs du candidat UDF à "voter Ségolène Royal" s'il veulent "le changement et rénover la vie politique". Dès dimanche soir, il avait jugé que le PS "ne peut pas négocier avec qui que ce soit". Les partisans de Dominique Strauss-Kahn ont exprimé leur désaccord avec M. Hollande. Le député Jean-Christophe Cambadélis lui a reproché "d'enfermer le PS dans ses 26%". "L'heure est à l'ouverture pour un renouveau, et non à la fermeture pour une politique de continuité avec Jacques Chirac via Sarkozy", a affirmé M. Cambadélis.

A la mi-avril, Laurent Fabius avait "totalement exclu" une alliance du PS avec l'UDF, un débat lancé par Michel Rocard. Sa position n'a pas changé, selon son entourage.Source: 20minutes.fr

Par Hussein NABRI - Publié dans : segmond500
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Mercredi 25 avril 2007

Le 2 mai prochain, les deux candidats à la présidentielle débattront lors d'une émission diffusée sur TF1 et France 2. Alors que les deux candidats au deuxième tour des élections présidentielles ont été annoncés dimanche dernier, un débat télévisé sera organisé entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, le 2 mai prochain. Le face à face entre la candidate PS et le candidat UMP se déroulera à 21h et sera diffusé simultanément sur TF1 et France 2.
Les deux journalistes qui animeront ce débat très attendu, Patrick Poivre D'Arvor pour TF1 et Arlette Chabot pour France 2, ont été proposés............. Ce programme risque d'atteindre des records d'audience pour une confrontation des plus attendues depuis le début de la campagne électorale.

Par Hussein NABRI - Publié dans : segmond500
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